En 1992, rebaptiser le ministère de la Défense en ministère de la Paix et de la Sécurité constituait déjà la principale recommandation de « L’enquête populaire sur la paix et la sécurité », qui avait reçu plus de 600 mémoires à travers le Canada et fait l’objet d’un rapport par cinq éminents canadiens issus de trois partis fédéraux (dont le conservateur Doug Roche), d’un représentant autochtone, Konrad Sioui, et du professeur Jules Dufour de l’UQAC.
Les Artistes pour la Paix ont repris ces recommandations dans leur mémoire au ministère de la Défense en 2016, en suggérant qu’il se transforme en un ministère de la Sécurité publique et de la Protection civile. Nous avons écrit : « La COP21 à Paris a révélé à l’humanité entière à quel point la protection contre les changements climatiques doit mobiliser nos énergies et nos budgets, afin que nous soyons en mesure de répondre, avec le matériel approprié, tant au Canada que dans l’assistance à des pays démunis amis, aux ouragans, tornades, épisodes de déchainement climatique, feux de forêts, inondations, tremblements de terre, fontes des glaces et du pergélisol dans le Grand Nord, fuites d’oléoducs et secousses sismiques qui s’intensifient avec la technique de fractionnement appliquée par les compagnies gazières : voici de vrais enjeux de sécurité. »
Enfin, Yves Jasmin O.C. a suggéré : « Plutôt que d’investir des dizaines de milliards $ dans des chasseurs-bombardiers, pourquoi ne pas acheter des Canadairs, champions de la lutte contre les feux de forêt et les mettre à la disposition de pays amis? Le Canada aurait beaucoup moins d’ennemis, sans avoir investi dans un seul F-35 et pour un prix infiniment moindre! »
