L’IREC lance une nouvelle publication expliquant comment le modèle énergétique du Québec, dont les principes de propriété collective, de souveraineté énergétique et de gestion publique uniques au monde, a amorcé une transformation vers sa privatisation par le gouvernement en place et ce, sans consultation préalable des Québécois et Québécoises.
La privatisation d’Hydro-Québec
Avec la note de recherche « Le projet de loi 69, Quand la transition énergétique sert de prétexte à la privatisation des ressources énergétiques du Québec », l’IREC démontre comment le nouveau projet de loi du gouvernement du Québec privilégie les opportunités économiques en permettant la libéralisation et la privatisation des ressources énergétiques des Québécois et Québécoises au détriment de la mise en place d’un plan de réduction de GES nous permettant de réussir une réelle transition énergétique.
« Cette transition s’est transformée en une occasion d’affaires pour investisseurs privés et étrangers qui pourront utiliser les ressources énergétiques du Québec. Loin d’améliorer notre maîtrise de l’énergie, le PL69 permet la libéralisation et la privatisation d’une partie de nos ressources énergétiques. » explique Noël Fagoaga, chercheur à l’IREC et auteur de la note:
La publication explique aussi comment le nouveau PL69 du gouvernement et son plan de gestion intégrée des ressources énergétiques (PGIRE), dont les principes sont encore très flous, montrent la voie au développement économique de l’énergie du Québec avec pour seul responsable des mesures de transition le ministère de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie. Tous les pouvoirs décisionnels sur l’avenir énergétique des québécois et québécoise se retrouvent entre les mains de ce seul ministère tel que la Régie de l’énergie, le Plan de gestion intégrée des ressources énergétiques (PGIRE) et l’octroi de blocs d’électricité.
