Le balado Génération OUI a été créé en 2021, alors qu’une partie des médias traditionnels se plaisaient à affirmer que le projet d’indépendance allait mourir avec notre génération. Nous avons voulu renverser la tendance et prouver l’inverse. Nous savions que la plupart des jeunes n’avaient pas d’avis sur la question, n’ayant jamais connu de négociations constitutionnelles, de référendum ou simplement d’élection qui portait sur cet enjeu. Aujourd’hui, avec ce projet, l’indépendance revient dans la conversation publique.

C’est quoi, Génération OUI?

Génération OUI est un balado indépendantiste et non partisan, libre de toute affiliation politique. Ni un organe de parti, ni une tribune réservée aux militants aguerris : c’est un espace de réflexion et de dialogue où toutes les sensibilités souverainistes peuvent se retrouver, mais aussi où les curieux, les indécis et même les fédéralistes viennent écouter.

« Notre objectif, c’est de remettre l’indépendance au cœur des débats publics », explique son animateur et fondateur Marc-Antoine Lemay. « On veut élargir le camp du OUI en nourrissant la réflexion et en stimulant la discussion. »

En ce sens, le balado s’inscrit dans la lignée des médias citoyens qui ont marqué l’histoire du mouvement indépendantiste, mais avec une approche adaptée à l’ère numérique. Il se veut accessible, vivant, et branché sur les préoccupations d’aujourd’hui.

Pourquoi un balado indépendantiste aujourd’hui?

La réponse est simple : parce qu’il y a un vide à combler. Alors que les médias traditionnels parlent rarement de l’indépendance autrement que pour la reléguer au passé, Génération OUI propose un espace où on peut analyser, débattre et explorer la question sous toutes ses facettes.

L’émission ne se contente pas de répéter des slogans. Chaque épisode creuse en profondeur un thème : l’avenir de la langue française, la culture, l’économie, l’environnement, les relations internationales du Québec, la démocratie, etc. Les invités sont variés – des politiciens comme Jean-François Lisée ou Évelyne Beaudin, des artistes comme Biz de Loco Locass ou Isabelle Blais, des figures médiatiques et culturelles comme Jules Falardeau et Félix Rose et des militants comme Marguerite Landry et Alex Valiquette. Tous contribuent à une discussion sérieuse et ouverte. C’est l’occasion de développer l’argumentaire indépendantiste solide.

Cette formule répond à un besoin réel : celui d’avoir un lieu où réfléchir collectivement à la pertinence de l’indépendance dans le Québec d’aujourd’hui.

À qui ça s’adresse?

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, Génération OUI n’est pas réservé aux militants indépendantistes convaincus. Des auditeurs témoignent régulièrement : certains étaient indécis ou même fédéralistes lorsqu’ils ont découvert l’émission.

« On reçoit de plus en plus de messages de gens qui nous disent qu’ils sont devenus indépendantistes grâce au balado », raconte Marc-Antoine Lemay. « Certains ont réussi à convaincre leurs proches, d’autres ont décidé de s’impliquer concrètement dans des actions pour faire du Québec un pays. »

Le balado attire donc une communauté élargie : des jeunes curieux, des citoyens en quête d’arguments, des souverainistes qui cherchent à peaufiner leur argumentaire, mais aussi des adversaires de l’indépendance qui veulent comprendre le point de vue du camp du OUI.

Bref, il s’adresse à toutes celles et tous ceux qui veulent réfléchir sérieusement à l’avenir du Québec.

Un impact concret

L’impact de Génération OUI se mesure déjà. Au-delà du nombre croissant d’auditeurs, c’est le type de retombées qui impressionne. Dans un Québec où le débat public sur l’indépendance est souvent étouffé, des espaces comme celui-ci deviennent des catalyseurs.

En plus du balado, l’équipe anime aussi l’émission hebdomadaire OUI en direct, une revue de presse indépendantiste diffusée sur les réseaux sociaux, où s’ajoutent d’autres voix comme Laurie Dupuis, Nando Pastorino et d’autres collaboratrices et collaborateurs. Ces rendez-vous renforcent la dynamique : ils permettent d’analyser et de réagir à l’actualité sous un angle indépendantiste et de contrer le discours dominant.

Dans la perspective d’un éventuel référendum, cet impact est stratégique. Car avant de gagner dans les urnes, il faut d’abord gagner sur le plan des idées.

Une vision transpartisane

L’une des grandes forces de Génération OUI est sa capacité à dépasser les clivages partisans. Plutôt que de réduire l’indépendance à un enjeu électoral lié au Parti québécois, à Québec solidaire ou à une autre formation, le balado adopte une posture transpartisane.

Cela permet d’ouvrir la porte à une pluralité de voix et de perspectives. Les débats portent moins sur les étiquettes que sur les arguments, moins sur la partisannerie que sur le projet de société.

Une jeunesse qui reprend le flambeau

Le nom même du balado, Génération OUI, n’est pas anodin. Il exprime la volonté d’incarner une nouvelle vague indépendantiste. Elle continue d’inspirer des jeunes qui voient dans ce projet une réponse aux défis actuels : la crise climatique, le déclin du français et de la culture québécoise, la crise démocratique, etc.

Selon nous, l’indépendance du Québec constitue la meilleure façon de réimaginer collectivement notre avenir. C’est l’occasion de redonner un véritable pouvoir aux citoyens par le référendum d’initiative populaire, la mise en place de contre-pouvoirs, l’abolition de la monarchie ou encore la possibilité de révoquer les élus en cours de mandat. C’est aussi l’occasion de renforcer le rôle des régions, souvent oubliées dans les grandes décisions et d’écrire une constitution qui reflète pleinement la réalité et les aspirations du Québec. Enfin, l’indépendance doit permettre d’établir une relation authentique d’égal à égal avec les Premiers Peuples, dans le respect et la reconnaissance mutuelle.

Un relais pour l’avenir

Il serait naïf de croire qu’un balado, à lui seul, fera l’indépendance. Mais l’histoire montre que chaque mouvement politique a besoin de ses médias, de ses lieux de parole, de ses espaces de formation intellectuelle. Dans les années 1970, Le Jour ou Québec-Presse ont joué ce rôle. Aujourd’hui, c’est Génération OUI qui s’en charge, en version 2.0.

En donnant la parole à des voix diversifiées, en créant une communauté de discussion et en stimulant la réflexion, le balado contribue à sortir la cause de l’isolement. Il s’impose comme une étape nécessaire de la longue marche vers l’indépendance.

Conclusion : un souffle nouveau

En peu de temps, Génération OUI est devenu un acteur incontournable du débat indépendantiste. Son originalité tient dans sa simplicité : offrir un espace pour parler sérieusement d’indépendance, sans filtre partisan, dans un langage accessible et actuel.

À l’heure où tant de médias préfèrent éviter le sujet de fond, cette initiative citoyenne démontre qu’il existe bel et bien une soif de réflexion, de dialogue et de mobilisation.

Dans un éventuel référendum, ce type d’espace sera essentiel pour faire triompher le OUI sur le terrain des idées. En attendant, Génération OUI continue faire un balado à la fois pour faire du Québec un pays.