Avec le discours du vice-président Vance pour justifier l’assassinat d’une citoyenne américaine par un agent de ICE, on assiste à une mise en scène digne de l’extrême droite la plus classique : recherche de bouc émissaire (les immigrants illégaux sont des criminels, des violeurs, des pédophiles), innocence des policiers répressifs (ils étaient en légitime défense), les journalistes sont complices de l’extrême gauche en ne blâmant pas les démocrates pour le chaos …
Ces arguments pour justifier la répression jusqu’au meurtre contre les citoyens qui protestent contre les agissements de ICE sont typiques du fascisme dans sa montée vers l’extrémisme radical pour stigmatiser l’adversaire politique populaire qui peut, seul, entraver son déploiement.
Qu’y a-t-il en effet de plus caractéristique du fascisme que cette démagogie à l’emporte-pièce qui vise le citoyen ordinaire pour l’effrayer par la terreur, qui cible ces protestataires contre ICE pour les accuser de manipulation par la gauche pour les gestes qu’ils posent en tant que préoccupés par ses abus ? Qu’y a-t-il de plus près du fascisme que les procès d’intention d’une opposition fictive, inventée pour servir le discours démagogique, afin de paralyser toute forme d’opposition ? N’est-ce pas ce qui nourrissait les paroles mêmes des nazis lorsqu’ils accusaient les judéo bolchéviques de gangréner la nation allemande pour justifier leurs positions racistes contre les juifs et les communistes (l’extrême gauche)?
Le discours de l’extrême droite américaine ne se cache plus derrière des faux-fuyants. Il est ouvertement raciste et s’attaque, pour les prendre à partie, aux citoyens ordinaires qui se soulèvent contre les abus de pouvoir de ICE. Il veut en faire des victimes de manipulations qui prendrait sa source dans une extrême gauche fantasmée en complotiste contre le régime même qui tente de se justifier en amplifiant les attaques contre ce qu’il croit être la cause du chaos qu’il a créé lui-même en lançant contre les immigrants illégaux une police dans laquelle les citoyens ordinaires voient des abus. Il y a donc tentative de manipulation à l’inverse d’un discours radical qui n’a de cesse de chercher des adversaires politiques là où il n’y a que des citoyens libres révoltés contre les abus de la police de l’immigration.
Le fascisme avance donc à visage découvert et ne se cache plus derrière une rhétorique de droite. Il n’y a que les naïfs pour croire aux excuses de l’extrême droite et à sa bonne volonté. Il n’y a qu’une résistance populaire élargie, telle que les citoyens américains la déploient, qui en viendra à bout. Il faut s’y mettre.

