Nous joignons notre voix à celles de plus en plus nombreuses qui demandent au premier ministre de proroger le Parlement. Cela aurait pour effet de mettre un terme aux travaux de l'Assemblée nationale et, donc, à l'étude en cours de toute motion et de tout projet de loi, jusqu’à l’élection d’un nouveau premier ministre ou une nouvelle première ministre.
Dans le débat actuel sur le PEQ, le gouvernement de la CAQ a l’air d’une poule sans tête, ou plutôt à trois têtes. Il en sera de même lors des échanges sur le troisième lien, le projet de loi 1 sur la Constitution et sur d’autres projets de loi.
Avec un taux d’appui dans les sondages d’à peine 17%, la CAQ n’a plus la légitimité pour gouverner. Sûrement pas pour adopter une constitution, sans la vaste consultation et le consensus nécessaires pour « la loi des lois », comme en témoignent les dissensions profondes dans la population et au sein même du Cabinet.
Sûrement pas pour adopter le projet de loi 3 du ministre du Travail visant soi-disant à améliorer la transparence, la gouvernance et le processus démocratique des organisations syndicales, les organisations les plus importantes de la société civile. Ce projet de loi constitue une ingérence inacceptable du gouvernement dans les activités syndicales.
Le gouvernement Legault est engagé dans une dérive autoritaire. Rien d’étonnant de la part d’un parti sans statuts démocratiques, sous la gouverne d’un seul homme. La démocratie, le Québec méritent mieux.

