L’auteur est secrétaire général des Artistes pour la Paix
Un reportage par le journaliste canadien en poste en Israël Frédéric Arnould révèle l’existence du courageux mouvement d’opposition à la guerre en Israël « FCK WAR ». Pourquoi semble-t-il indisponible lorsqu’on le demande à Radio-Canada, qui l’a pourtant présenté à la télévision vers 16h 30 le jeudi 12 mars?
Parlant de courage, Frédéric a interviewé une femme remarquable (j’aurais aimé l’identifier, mais aucun reportage écrit n’apparaît sur le mouvement FCK WAR) qui stigmatise les effets des guerres menées par Netanyahu depuis une semaine : notons plus de mille morts et près d’un million de réfugiés en recherche d’abris dans Beyrouth bombardé par Tsahal et, en Iran, le Haut-Commissariat des Réfugiés (ONU) fait état au 12 mars 2026 d’un déplacement interne de 3,2 millions de personnes qui ont fui les grandes villes, notamment Téhéran, pour se réfugier dans des zones plus sûres, souvent vers le nord ou les régions rurales.
« Non à la guerre » : 353 personnalités iraniennes lançaient un appel le 3 mars!
Pressenza IPA a alors publié cet article aussi disponible en anglais, espagnol, italien, allemand, portugais, catalan, grec...
« Il est essentiel de contrer la diaspora belliciste iranienne et ses partisans occidentaux en montrant que les Iraniens résidant en Iran — les premières cibles de Trump — ne souhaitent pas la guerre. Ceux qui, à l’intérieur et à l’extérieur du monde universitaire, ont remercié Trump de vouloir « libérer » les Iraniens depuis le confort de leurs maisons en Occident, mettent en danger la vie de millions d’innocents.
« La guerre est le pire mal que la politique puisse produire. Elle tue, détruit, plonge les familles dans le deuil. Elle anéantit les infrastructures, engendre la pauvreté, sacrifie des innocents et alimente de nouvelles violences. Elle réduit notre capacité à faire face aux crises et obscurcit toute perspective de développement, de démocratie et de justice pour l’Iran.
« Netanyahu et les faucons de Washington visent explicitement, par leur rhétorique belliciste, leurs sanctions et leurs menaces, à déstabiliser et à affaiblir notre pays. (...) Nous, Iranien·ne·s de différentes appartenances politiques, nous nous opposons sans hésitation à toute agression contre notre pays. Nous sommes convaincus que la solution, aussi difficile soit-elle à mettre en œuvre, se trouve au sein même de l’Iran, dans le changement constructif, dans le renouveau de la société, dans la transformation qui vient de la base. C’est là la voie à suivre — et non la guerre.
« C’est pourquoi nous demandons qu’une voix forte et unanime s’élève contre toute logique belliciste extérieure, car nous défendrons la population et l’intégrité du pays. Et nous invitons tous nos concitoyen·ne·s — en particulier ceux qui ont une voix, une visibilité et une crédibilité — à se joindre à ce texte signé par 353 personnalités politiques, intellectuel·le·s et militant·e·s de la société civile iranienne, issues d’un large éventail d’orientations politiques. »
Même nos amis Amir Khadir et Nimâ Machouf écrivent à l’intérieur de leur plaidoyer douteux: « Les frappes militaires américano-israéliennes sont illégales et tuent des civils iraniens. La force militaire extérieure ne peut produire un changement démocratique authentique — elle détruit l'espace civique où les Iraniens construisaient ce changement de l'intérieur. Le seul successeur légitime du régime doit être issu du pays lui-même, pluraliste et ancré dans la démocratie. »

