La ligne de piquetage au Cégep de Saint-Laurent tient toujours. Suite à la répression policière de lundi et après quatre jours de grève, à travers la pluie et le froid, les étudiants restent mobilisés et vaillants dans leur lutte. La barricade tient et tiendra jusqu’à ce que nos demandes soient entendues.

Ce matin, comme tous les jours, il y avait du café et des viennoiseries pour l’ensemble des grévistes. La musique et les jeux continuent tout autant que la mobilisation étudiante. Des véhicules passants klaxonnent pour montrer leur soutien. De plus, nous avons reçu une visite du Centre de Formation Politique qui a donné un atelier sur la mobilisation en plus des Cols bleus qui ont joué de la musique en solidarité avec notre ligne.

Nous sommes sortis dans les rues manifester vers 13h30. Accompagnés musicalement par des étudiants, nous avons fait entendre notre mécontentement dans la rue sous les applaudissements des passants.

L’administration reste intransigeante face à nos revendications. Nous avons été clairs : nous demandons un local pour du personnel infirmier, le retour des locaux d’étude à la bibliothèque, la conversion des postes précaires en postes permanents et que l’administration prenne position clairement et publiquement contre les politiques austères du gouvernement. Ceci n’est pas déraisonnable. Pourtant, l’administration refuse de céder.

Nous sommes prêts à la manifestation du 27 mars à 13 au Square Dorchester et comptons amener un gros contingent d’étudiants pour exprimer nos griefs face à la CAQ côte à côte avec nos camarades d’autres associations étudiantes et syndicats.

L’Association étudiante du Cégep de Saint-Laurent tient aussi à prendre publiquement position contre les interventions policières contre la Société générale des étudiantes et étudiants du Collège de Maisonneuve et l'Association générale étudiante du Collège Lionel-Groulx, en plus des membres de l’AECSL présents à leurs actions. Il est inacceptable de traiter ainsi des étudiants faisant usage de leurs droits de grève et de manifestation. Cette répression dramatique de la part des forces policières et du gouvernement est un symptôme des problèmes endémiques à cette administration.