Ferrisson (https://www.ferrisson.org/) vous propose cette semaine le document « La Boucherie, Partie 2 - L’agriculture bas-laurentienne telle que racontée à l’été 1978 » dans la série « Émission spéciale » avec M. Adrien Morneau.

Plusieurs aspects de la présente production ont de quoi vous intéresser. Au premier chef, l'information sociale et économique qu'on y trouve. Voilà que, vers la fin de l'été 1978, quelques cultivateurs du Bas-Saint-Laurent, réunis dans une boucherie artisanale, parlent de leur condition de vie, de leur métier et des structures dans lesquelles ils naviguent.

Par exemple, on apprend que s'ils étaient prestataires de l’assurance-emploi (assurance-chômage à l'époque), leur revenu annuel serait supérieur. On apprend aussi que s'ils s'étaient faits journaliers en ville, il y a belle lurette que leur vie de tous les jours serait moins exténuante, qu'ils seraient plus à l'aise. Bref, nous affirment ces sympathiques personnages, s'ils continuent en agriculture, c'est qu'ils en ont la vocation.

Il y aurait deux portes de sortie. La première, une sorte de conte de fées, serait de devenir de plus en plus gros, jusqu'à ce qu'il faille se muter en compagnie. Il serait alors possible de prendre des vacances chaque année, de mieux élever ses enfants, d'être un époux plus attentionné et d'être respecté par les instances gouvernementales et syndicales (entendre ici l’Union des producteurs agricoles (UPA)).

La seconde, la sortie la plus populaire, serait de citer Lafontaine : « Le lait tombe; adieu veau, vache, cochon, couvée. » On vend sa business, on quitte l'ingratitude terrienne et on recommence ailleurs, autrement. La ville, ce n'est pas l'idéal, mais on peut s'y adapter.

Autre aspect, sympathique celui-là, la langue française qu'on y entend. Conscients de la relative difficulté que représente cette parlure unique au Bas-du-Fleuve, contrée agréable dont je m'ennuie régulièrement, Darisse Bellavance, une authentique Bas-Laurentienne, et moi avons produit la transcription qui apparaît à la droite de l'image.

André Laplante, un fils de Saint-Fabien, ainsi que Jean-Pierre Laporte, notre producteur, l'ont épousseté. Enfin notre vérificatrice Denise Boudreau y a gracieusement sévi. Puissiez-vous nous pardonner s'il subsiste quelques erreurs.

Bon visionnement!

À regarder à l’adresse suivante: https://www.ferrisson.org/saisons/saison-13/la-boucherie-partie-2